Exemple d'un croquis réalisé au feutre noir et feutres de couleurs.

Étape par étape, en partant de l’exemple d’un bon vieux chêne particulièrement trapu, découvrons ensemble comment travailler avec une gamme limitée de feutres de couleurs. L’exercice est plutôt plaisant et j’espère qu’il vous donnera envie de faire vos propres expériences et, pourquoi pas, de poster vos résultats sur le forum du Randocroqueur.
Matériel
Ce croquis a été réalisé sur un papier ordinaire, d’abord au feutre fin (mine 0.2) puis avec 5 feutres de la pochette des 6 feutres baptisé « Landscape » (paysage) de chez Faber Castell. Fabriqués à partir d’encre de Chine colorée, ces feutres présentent l’avantage d’être permanents et résistants à la lumière. Autre atout non négligeable, les couleurs ne sont pas trop saturées et assez proches des couleurs naturelles.
Intérêt pédagogique
Comme toujours, le but n’est pas de batailler pour reproduire fidèlement cet exemple. Essayez simplement de comprendre la démarche et lancez-vous ! Maintenant, si vous voulez que celui-ci ressemble à peu près à un chêne, type ceux que l’on voit dans un paysage de bocage, faites simplement en sorte d’aboutir à une silhouette plutôt pyramidale. Cet exemple est à prendre comme un exercice permettant de travailler le geste, de comprendre comment traduire le volume d’un objet, mais également d’apprendre à travailler avec peu de couleurs. Vous qui souhaitez peut-être vous mettre à l’aquarelle, vous découvrirez que le travail au feutre n’est pas si éloigné, au moins dans son principe de superposition de couches.
Etape 1
Au feutre fin et permanent, commencez par tracer des masses végétales de formes et de tailles très irrégulières et au contour le plus dentelé possible. De temps en temps, laissez un peu d’espace entre ces masses et montrez également que certaines se chevauchent. Vous noterez que je commence par le feuillage et non pas le tronc.
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Etape 2
Esquissez le tronc puis les branches puis de nouveau des branches dans les espaces laissés en blanc entre les masses. N’hésitez pas à redessiner de nouvelles masses végétales pour suggérer d’autres branches. Un détail : l’épaisseur des branches diminue progressivement. Comme vous pouvez le voir, j’ai quelque peu modifié la forme initiale pour essayer d’obtenir une silhouette moins triangulaire.
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Etape 3
Avec un feutre vert, disons printanier ou pomme, couvrez rapidement toutes vos masses végétales de hachures inclinées. Travaillez sur la tranche de la pointe, allez-y franchement, de façon très spontanée, en évitant de repasser deux fois au même endroit.
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Etape 4
Avec un feutre bleu ciel (quand il fait beau !) et toujours avec la technique des hachures, soulignez chacune des masses. Par transparence, vous obtenez un vert un peu plus sombre utilisé ici pour traduire l’ombre visible sous chaque masse végétale.
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Etape 5
Répétez exactement la même opération, mais cette fois avec un feutre vert sombre opaque. Vous l’avez compris, l’idée est d’obtenir un dégradé de verts : vert pomme sur le haut pour le feuillage en pleine lumière, vert intermédiaire puis vert sombre pour les ombres sous le feuillage. Naturellement, essayez de ne pas obtenir un résultat trop régulier et variez la longueur de vos hachures.
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Etape 6
Prenez un feutre or-brun (beige vous croyez ?) et « coloriez » le tronc et les branches. Encore une fois, efforcez-vous de ne pas être systématique et laissez certaines parties en blanc pour exprimer la présence de lumière.
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Etape 7
Dernier feutre : un bleu marine. Utilisez-le pour marquer les ombres sur les branches et les troncs en tenant compte de la position du soleil et d’éventuels rameaux qui font obstacle à la lumière et projettent donc une ombre portée sur les branches.
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Etape 8
Avec vos 2 verts (pomme et sombre), tamponnez le contour de l’arbre de quelques feuilles et « cassez » vos dégradés en marquant l’intérieur des masses végétales de quelques taches irrégulières. Vous noterez que lorsque vous passez une seconde couche d’une même couleur, par transparence celle-ci s’assombrit légèrement et vous donne encore un autre vert. Comme quoi cela ne sert pas à grand-chose de posséder 36 couleurs.
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Etape 9
Finissez par l’assise de l’arbre : des traits horizontaux rapidement jetés et plus sombres sous l’arbre pour matérialiser une ombre portée.
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A vous de jouer !
Comme d'habitude, c'est à vous de croquer maintenant. Imaginez un arbre quelconque, dessinez son feuillage par grandes masses, glissez un tronc et quelques branches et sortez vos feutres. Rien ne vous empêche de partir sur une version automnale et donc d'utiliser une gamme de feutres jaune, orangé et rouge.
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